« J’ai pris un avocat ». La personne n’avait pas fini cette phrase qu’elle pleurait. En difficulté avec son manager, elle était en arrêt maladie. Alors, l’avocat, bonne solution ou peut mieux faire ?
L’avocat va traiter votre difficulté en adversité. Il va considérer l’autre comme quelqu’un qu’il faut vaincre. Il va donc attaquer l’autre (c’est le terme consacré) pour, dans le cas qui nous occupe, obtenir une réparation.
La personne dit vouloir quitter l’entreprise, et chercher à obtenir une indemnisation financière.
Mais à l’issue de ce long parcours, ses émotions auront-elles été traitées ? Aura-t-elle mieux compris ce qui s’est passé, ce qui a provoqué cette situation et cette douleur ?
Par ailleurs, lorsqu’on va en justice, il existe toujours le risque que le jugement rendu ne soit pas satisfaisant. Pire qu’il soit perçu comme insuffisant, voire frustrant, injuste, et que l’effet réparateur ne soit pas au rendez-vous.
Quand une personne choisit une procédure judiciaire, elle accepte implicitement de se soumettre au jugement par un tiers, qui se rend sur le fond, en termes de tort ou raison. Bien sûr elle peut faire appel, mais alors la procédure déjà longue devient interminable…
La médiation professionnelle propose une toute autre démarche, avec pour objectif la prise de décision en entente, avec
- Un travail sur les émotions et sur la reconnaissance de chacun
- Une réflexion sur la relation souhaitée dans le futur
- Une recherche de solution qui convienne aux personnes concernées et choisie par eux.
L’avocat a sa place dans cette démarche, en tant que conseil juridique et pour rédiger un accord si nécessaire. Mais les acteurs principaux sont les personnes concernées, maîtresses des décisions prises.
Ainsi, grâce à son processus structuré et à son travail sur la relation, la médiation permet de comprendre ce qui s’est passé, de l’appréhender avec un regard différent et donc d’imaginer une solution nouvelle.
Dans le cas de la personne rencontrée, cela pourrait être
- une mobilité au sein de l’entreprise au lieu de la quitter ;
- la construction d’un autre projet relationnel avec le manager, dans l’objectif de mieux répondre aux besoins et attentes de chacun ;
- Bien sûr quitter l’entreprise si le constat est fait d’une impossibilité à retrouver la confiance. Départ qui sera alors négocié naturellement, puisque la décision sera conjointe entre le salarié et son entreprise.
Ceci se transpose dans toutes les situations de conflit : divorce, succession, conflit d’associés, conflit de voisinage…
Pour une résolution satisfaisante des conflits, choisissez la médiation ! Si vous rencontrez une difficulté relationnelle, contactez moi par mail ici ou prenez rendez-vous pour un entretien de 30mn.

