De l’ingénierie à la médiation : une grande aventure

Comment devient-on médiateur quand on est ingénieur ? Pourquoi ? Certaines activités d’ingénieur mènent à réfléchir sur l’humain, et donne des bases pour évoluer. Découvrez mon parcours ici !

La médiation, c’est ma deuxième carrière, après une longue expérience comme ingénieur dans l’industrie automobile, chez Renault.

L’ingénierie, c’est la rigueur, un travail sur des chiffres, des données, du quantifiable et du concret. Quand en plus il s’agit d’automobile, un objet que chacun utilise presque au quotidien, on rencontre alors des notions plus subjectives: l’affect, le ressenti, les émotions.

C’est sur ces sujets que s’est achevée ma carrière, avec un peu plus de 13 ans à travailler sur les « prestations client », à savoir :  tout ce qu’un client peut éprouver ou ressentir en regardant ou en utilisant son véhicule. S’il y a de la rigueur dans la façon de quantifier ces ressentis, le matériau reste humain, avec l’immense variété des perceptions de chaque client.

Cette période a été une expérience extraordinaire.

Par les projets sur lesquels j’ai travaillé d’abord, les deux qui me laissent les plus beaux souvenirs sont le Captur 1 et le véhicule autonome, par l’ampleur des enjeux.

Mais aussi par la découverte de domaines de la science un peu moins dure, la science de l’humain.

Est-ce cette expérience qui a guidé mon choix lorsqu’est venu le moment de choisir une nouvelle orientation ? Cela y a contribué de façon certaine.

Le choix de la médiation a été guidé par un besoin présent depuis longtemps, celui d’être utile aux autres. D’apporter à mes semblables quelque chose qui les aide à être bien dans leur vie. De la même façon que j’apprécie quand quelqu’un m’aide.

La formation fut difficile : pour comprendre ce qu’est un conflit, il a fallu désapprendre tout ce que je croyais, m’ouvrir à de nouvelles façons d’appréhender ce qu’est une personne humaine, ce qu’est une relation, ce qui la dégrade vers le conflit. Un choc ! Presque une remise en cause.

Trois ans plus tard, je me sens une personne différente, nantie d’un bagage insoupçonné avant la formation, une vraie richesse. Cette nouvelle personne s’est aussi nourrie des médiations qu’elle a réalisées, chacune permettant d’approfondir encore un peu le sujet des relations.

L’aventure a déjà été intense, elle ne fait que commencer, des expériences inédites se produisent… fréquemment !